Olivier Girardot, développeur de son état a eut la très excellente idée de fabriquer un site communautaire permettant aux usagers des transports publiques parisiens de témoigner de tous les incidents qu’ils rencontrent sur les lignes de la RATP.

(Et ils sont nombreux !)

Le site Incidents-RATP.com donne donc accès à tous les incidents signalés sur les lignes de bus, de métro, de RER ou de tramways de la région parisienne à partir de son téléphone mobile.

Nous contribuons aussi à fluidifier le trafic, car en propageant l’information sur les incidents le plus rapidement possible, nous donnons la possibilité à chacun de choisir son itinéraire bis” ont expliqué les responsables du site, ce qui a mit la RATP très en colère (Pas bien ! Méchant garçon !) qui a donc réagit en écrivant au site, exigeant qu’il cède gratuitement son nom de domaine et qu’il s’engage “à ne jamais réserver de noms de domaine reproduisant ou imitant un élément sur lequel la RATP détiendrait des droits de Propriété Intellectuelle, ni à reproduire sur quelque support que ce soir un élément sur lequel la RATP pourrait détenir des droits de propriété intellectuelle sans une autorisation préalable écrite“.

On marche sur la tête !

Et la RATP d’aller encore plus loin en sous-entendant qu’elle pourrait éventuellement porter plainte si le site renaissait sous un autre nom : “La réservation de ce nom de domaine constitue également un acte manifestement illégitime et frauduleux, causant un préjudice évident à la RATP, susceptible d’engager votre responsabilité civile (…). En effet, un tel site est susceptible de fournir des informations erronées sur les incidents pouvant avoir lieu sur le réseau RATP, et engendrer de ce fait des perturbations dues à une surpopulation sur les lignes de transports“, écrit l’établissement public. Il donne jusqu’au 7 mars 2011 au développeur pour céder, avant de porter l’affaire “devant les tribunaux“.

On marche sur la tête !

Même si la marque “RATP” ne peut être utilisée comme bon nous semble, ce qui est normal, il est loin d’être évident que la responsabilité de l’auteur pourra être engagée.

En effet, la jurisprudence de l’affaire Fuzz pourrait décider que, si responsabilité il y a (ce qui est nettement moins sur), c’est celle des usagers de ce sites qui pourraient diffuser de fausses informations ! (Quel en serait l’intérêt ?)

L’affaire est donc loin d’être terminée et Olivier Girardot d’ajouter : “Ce projet était à but non-lucratif, et même si j’avais prévu de gérer les frais de l’hébergement, le nom de domaine etc. Je ne me vois pas m’engager dans une bataille juridique de plusieurs années et plusieurs miliers d’euros contre un organisme d’état (mes impôts servent à beaucoup de choses que je ne cautionnent pas forcement, mais j’aimerai éviter qu’ils servent en plus à me traîner en justice). Je vois un avocat mardi 22 février, mais quoiqu’il arrive le code source de ce projet sera libéré dans le domaine public“.

Moi, je voudrai savoir ce qui fait tellement peur à la RATP pour ne pas avoir vu l’opportunité qui s’offrait à elle grâce à cette excellente initiative et surtout pourquoi un tel déchainement d’actions à l’encontre nom pas d’une personne, mais d’une idée !

En fait, la RATP ne se reproche-t-elle pas tout simplement de ne pas avoir eut, elle-même, cette idée ?

En tout cas, moi, je dis bravo à Olivier Girardot et lui apporte tout mon soutien.

Source : Numérama.

Posted by Zébulon

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Les gadgets restent pour moi, une tentation constante…
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Zeb’ pour les Z’intimes…