La Hadopi a confirmé ce soir que « les éclairages qui vous ont été donnés par les FAI sont parfaitement conformes à réalité. Les demandes sont identiques pour les cinq opérateurs et il n‘y a pas du tout de répartition en fonction des parts de marché de chacun ». Toutefois, la HADOPI n’a pas voulu s’étendre sur le nombre d’IP à identifier.

Selon les informations de Pcinpact, confirmées donc de toutes parts, cinq FAI (Orange, Free, SFR, Numéricable et Bouygues) ont reçu les premières demandes d’identification d’IP en fin de semaine dernière. Chaque FAI a reçu le même nombre d’adresses IP quelle que soit son importance sur le marché. Tant mieux pour les gros, tant pis pour les petits.

Une liste, a-t-on appris, contenant plusieurs centaines de demandes a été envoyée à chacun des cinq grands opérateurs français. La procédure Hadopi va donc enclencher dans quelques jours la première étape de la réponse graduée, caractérisée par l’envoi des emails aux IP qui auront été identifiées, preuve lointaine d’un « défaut de sécurisation d’accès ».

Alors donc qu’Hadopi vient d’envoyer ses premières demandes d’identification, Édouard Barreiro, chargé de mission sur les technologies de l’information à l’UFC-Que Choisir, vient de nous transmettre une de ses premières réactions : « Hadopi semble péniblement se mettre en marche. Il aura fallu plus d’un an à la machine à claques pour se mettre en branle. Temps qui aurait pu être mis à profit pour favoriser le développement de l’offre légale. D’ailleurs, le gouvernement n’avait-il pas promis lors des discussions à l’Assemblée nationale que ce travail serait fait en parallèle à la mise en place de la Hadopi. Cette dernière ne nous a-t-elle pas ensuite, à son tour, soutenue qu’il s’agit aussi de l’une de ses missions ? »

Sur la question de l’offre légale, l’association de défense des consommateurs se souvient du rapport Zelnik censé traiter cette question ou du moins apporter des solutions concrètes : « Il y aussi eu le rapport Zelnik qui, bien qu’imparfait, avait soutenu la proposition de l’UFC-Que Choisir : la gestion collective. Le rapport et la gestion collective ont été remisés sous la pression des maisons de disques et pendant, ce temps, la précaire offre légale se réduit avec la mort de Jiwa… »

Quid de l’avenir ? « Donner un accès à la culture au plus grand nombre n’est décidément pas une priorité pour le gouvernement, en tout il l’est moins, que préserver les intérêts d’acteurs vieillissants qui mettent tout en œuvre pour empêcher l’émergence d’une offre numérique digne de ce nom ! »

Sources :  pcinpact ici et ici

Posted by jrey

2 Comments

  1. C’est parti mon kiki…
    (Ps, j’adore ton titre… 😛 😛 😛 )

  2. N’empêche, perso ça me fait flipper pour mes gosses.
    Ils finiront par avoir un seul livre, corrigé par le ministère de la santé mentale publique à lire avec le seul morceau de musique disponible composé de 2 notes homologuées par le ministère des majors qui vous veulent du bien.

    Soyons prêts à soutenir toute personne de notre entourage qui recevrait un de ces courriers.

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