Goggles Google et ses nouveaux partenaires parient fort sur la reconnaissance visuelle. C’est ce que laissent entendre les derniers rapprochements et développements de Google Labs. Le système mobile Androïd peut ainsi embarquer de nombreux logiciels qui permettent aux utilisateurs d’accéder à de nombreuses bases de données par un simple clic d’appareil photo. Le principe : prenez une photo d’un monument public, d’un tableau de maître, d’une pièce d’architecture, de l’étiquette d’une bouteille de vin, du logo d’une marque et obtenez toutes les informations relatives à votre photo, qu’il s’agisse de son histoire, sa géolocalisation, son auteur ou fabricant, son cépage, sa description complète, les lieux où vous pouvez acheter ce vin ou cette marque, voir d’autres œuvres du même auteur, etc.

Ce système s’appelle “Google goggles” (non, point de faute de frappe ici) et est disponible depuis quelques mois dans l’Android Market.

Ce sont les rapprochements de la firme de Mountain View avec plusieurs autres sociétés de développements qui investissent sur les systèmes de reconnaissances visuelles (telles que Plink qu’elle vient de rachetée et son application Plinkart) qui ont permis cette nouvelle étape de la mobilité numérique.

A quand la reconnaissance de visages qui rapatriera toutes les correspondances, informations personnelles et coordonnées récupérées sur la foultitude de réseaux sociaux, blogs et forums de votre voisine de table ou du dernier passant souriant ? Nous pouvons également imaginer les “sympathiques” combinaisons possibles entre “Latitude” de Google (système intégré à Google Maps mémorisant vos passages géographiques et permettant de les partager avec vos proches) et  une méthode de reconnaissance des visages : vous croisez votre conjoint dans un endroit où il ne devrait pas être et pouvez donc retracer son parcours… Intéressante perspective non ?

Posted by Tane

3 Comments

  1. Google poursuit sa politique d’être présent partout et je ne crois pas que ça va changer de sitôt.

  2. Yep, et toute forme de “lutte” pour sauvegarder le peu de vie privée que tu as passera pour réactionnaire.

    Un peu comme le “Si vous avez quelques choses à cacher, c’est que vous avez quelques choses à vous reprocher…” de Google à propos de Buzz, je crois.

  3. Je pense qu’une charte internationale sur la vie privée ne va pas tarder à voir le jour à ce sujet car les critères ne sont pas les mêmes d’un pays à un autre. Les développeurs s’engouffrent souvent dans des failles ou des vides juridiques (ils innovent, donc ils font un peu “la loi” à leur façon, en attendant de réelles législations) en attendant des réactions qui se résument effectivement souvent à ce tu évoques jordan “pourquoi avoir des choses à cacher” ou “l’internaute est libre de diffuser les informations qu’il souhaite” (même s’il ne maîtrise que très rarement les utilisations qui en seront faites ensuite) 😉

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