A la veille de la commémoration du vingtième anniversaire de la répression de la place Tiananmen, à l’heure où la mondialisation n’est plus un mythe, à l’heure où communication rime avec profit, à l’heure où cette communication est devenu une des priorités mondiales, c’est-à-dire  aujourd’hui, en 2009, il existe encore des camps retranchés derrières des barricades virtuelles et numériques, comme le sont encore Aquarium, Babaorum, Petitbonum et Laudanum, les anciens camps romains qui encerclent encore et toujours notre bon vieux village d’Astérix et Obélix.

Le cynisme des ces bastions d’arriérés qui font tout pour ne pas voir éclater au grand jour tout ce qu’il pourrait avoir à cacher, a de moins en moins de limites, et ce, à la vue de monde entier qui ne fait que baisser les yeux.

Baisser les yeux, uniquement, parce que les fermer serait s’avouer la même faiblesse.

Baisser les yeux, uniquement, car ce n’est ainsi qu’une demi faiblesse.

La Chine qui avait déjà censuré,  par exemple, YouTube, vient donc d’ajouter à la liste noire des sites interdits au pays du Soleil Levant, Twitter, Bing, Opera, Flickr, ou encore Hotmail, Live, Blogger, mais aussi carrément WordPress.

En ces temps de triste anniversaire, le gouvernement chinois préfère la censure plutôt que de prendre le risque de voir la vindicte populaire s’épandre sur la toile.

Alors qu’en 1968, en France, il était “interdit d’interdire“, on ne peut que constater l’immense retard de la Chine et de tout ces états plus ou moins reconnus, plus où moins acceptés, plus ou moins tolérés, où totalitarisme rime avec répression où censure rime avec peur, où parler se conjugue avec surveiller…

Ne rien entendre, ne rien dire, ne rien voir, voila un principe qu’il serait peut-être temps de mettre au placard de l’humanité.

Mais tout cela n’est-il pas simplement se voiler la face ?

Posted by Zébulon

Geek je suis devenu, Geek je reste... Passionné de nouvelles technologies et plus particulièrement de l'informatique mobile. Les gadgets restent pour moi, une tentation constante... Mais je tiens bon....... Ou pas ! Zeb' pour les Z'intimes...