01Net
A l’heure où la polémique concernant le fichier policier Ardoise fait rage, il en est un autre qui aurait pu passer sous silence.
En effet, notre chère, très chère, Education Nationale tente de mettre en place le fichier Base Elèves qui comme son nom l’indique est cencé référencer tous, absolument tous les élèves.
En fait, cette base de données est dores et déjà en test dans certaines académies depuis 2005 et doit être mis obligatoirement en place pour la rentrée 2009.
Devant l’ampleur des manifestions contre ce fichier, la CNIL a juste rendu un mode d’emploi sous forme de questions/réponses, alors que cette même commission avait, l’été dernier, demandé que le fichier soit mieux sécurisé pour conserver  la confidentialité des informations qui s’y trouvent ; ce qui nous amène à nous poser – nous-même –  des questions quand à l’intérêt de cette commission. Du moins, dans ce cas précis.
Les associations de parents d’élève sont, bien sur, contre cette nouvelle base de données de fichage rejoint dans la “bagarre”par la Ligue des Droits de l’Homme qui milite pour son retrait pure et simple.
A noter aussi que les maires devraient avoir accès partiellement accès aux informations contenues dans ce fichier et l’on peut se demander vraiment pourquoi !!!

 Source : 01Net.com

Posted by Zébulon

Geek je suis devenu, Geek je reste... Passionné de nouvelles technologies et plus particulièrement de l'informatique mobile. Les gadgets restent pour moi, une tentation constante... Mais je tiens bon....... Ou pas ! Zeb' pour les Z'intimes...

8 Comments

  1. Et oui ici en Ille-et-Vilaine c’était en test.
    Quand on regarde toutes les informations contenues cela fait froid dans le dos.

  2. C’est bien de se poser des questions, encore faut-il ne pas se limiter dans leur portée. Par exemple, qu’est-ce que les droits de l’homme ont à voir avec une application qui veut simplement à la base fournir un moyen homogène aux directeurs d’écoles pour les aider dans leur gestion ?
    Si c’est le fait qu’on recense les données administratives, la belle affaire, ces données existent déjà, aussi bien chez le directeur qu’à la mairie (et heureusement), sous une forme ou une autre. La base élève permet aux directeurs de récupérer les saisies administratives faites par les mairies et, réciproquement, les mairies connaîtront les répartitions des élèves par classe, et certaines données péri-scolaires comme la cantine par exemple. ET C’EST TOUT: pas de langue parlée à la maison, pas de nationalité, … il faut tordre le cou aux idées reçues.

    Monsieur Zébulon, rédacteur de cet article, vérifiez vos informations avant de publier une phrase telle que “Les associations de parents d’élève sont, bien sur, contre cette nouvelle base de données”. Allez donc sur le site de la FCPE, et vous verrez que rien de tel n’est écrit ! Bien au contraire, une majorité de parents (là, je dois l’avouer, c’est un ressenti, je n’ai pas de faits chiffrés à citer) y est favorable, tout simplement parce que c’est la brique de base qui va permettre la mise en place d’espaces numériques de travail, qui se démocratisent de plus en plus dans le 2nd degré, et qui est plébiscité par les parents car leur permettant de mieux suivre la scolarité de leurs enfants, notamment en facilitant le dialogue avec les équipes pédagogiques.

    Maintenant, posons-nous les vrai questions: pourquoi toute cette agitation autour d’une application, qui n’en est jamais qu’une de plus ? Pour mémoire, il existe déjà une base élèves pour le second degré, et les informations détenues par la sécurité sociale, la préfecture, la CAF, … sont bien plus complètes et sensibles. Pourquoi ces bases-là ne subissent pas l’ire et le couroux des champions des “libertés individuelles” ? Une mauvaise langue pourrait dire que c’est parce qu’elles, elles ne nuisent pas à une grève administrative d’une petite minorité (mais très active au niveau de la comm) syndicale chez les directeurs d’école … Mais non, ce n’est sûrement pas ça: sinon, ça voudrait dire que pas mal de personnes se font manipuler, et pas forcément par le gouvernement …

    Bref, avant de propager n’importe quelle info sur le net, il est de bon ton de vérifier les informations. Notamment, la base élèves ne peut être utilisé par un quelconque ministère de l’intérieur (par exemple) malveillant, car il n’y a pas une mais des bases: une dans chaque académie: les seules informations qui remontent au ministère (de l’EN) sont des statistiques (l’accès aux données nominatives s’arrête au niveau local de l’inspection académique). Qui plus est, comme dans toute base déclarée à la CNIL, elle utilise son propre identifiant, avec lequel on ne peut croiser les informations avec toute autre base. Et en ce qui concerne la sécurité, des générateurs de clés à usage unique vont être distribués à tous les directeurs d’écoles (il y en a quand même 60000 !), rendant l’application plus sûre par exemple que n’importe quelle banque en ligne. ET pourtant, les données sont autrement sensibles !!!

  3. Mon Dieu, qu’une telle réaction est affligeante.
    Libre à vous d’avoir votre opinion, sachez toutefois que je site toujours mes sources, il suffit de lire l’article correctement jusqu’à la fin.
    Si VOUS, vous acceptez d’être un peu plus fiché que nous le sommes déjà, c’est VOTRE problème et certainement pas ceux de millions de personnes qui voudraient bien ne pas appraitre dans tels ou tels fichiers, et surtout un fichier dit “scolaire”, alors qu’ils ne l’ont pas décidé eux-même.
    Vous arbitrez et faites valoir votre opinion étriquée qui ne vois que son propre intéret et ne ce soucis certainement pas du bien être des autres, et surtout du libre-arbitre, mais cette notion doit surement vous être inconnues.
    Mais je ne veux pas rentrer dans un débat stérile avec une personne que j’imagine -malheureusement-bien.
    Le débat est clos.

  4. Je vous invite tout de même à lire les documents de la FCPE sur la base élève :

    Base élèves : attention

    Note d’information

  5. Comme quoi la source de l’article, soit 01net, avait tout simplement raison et la vision étriqué d’une personne agressive qui ne supporte pas la contradiction n’a donc plus aucune raison d’être, mais il va être difficile à ce genre de personne de le comprendre.
    Ah la bonne humeur du français moyen qui oublie de balayer devant sa porte…

  6. Première fois que j’interviens sur un blog !Parents d’élève moi-même, je m’INSURGE contre les inepsies racontées par openeyes. Premièremnt, le ministère de l’éducation nationale fait tout pour que les parents ne soient pas informés de la mise en place de ce fichier (POURQUOI???).
    Dans l’école de mon fils, les représentants de parents d’élèves ont fait leur boulot et ont informé les parents et incité ceux-ci à chercher par eux-mêmes des renseignement. Suite à cette action 73% des parents ont refusé que leurs enfants apparaissent dans cette base de données.
    Beaucoup d’écoles ont rentré les données sans même en informer les parents, ce qui est totalement ILLEGAL. Les données habituellement renseignées à l’écoles ne sortent pas ou très peu de l’école, seul le directeur a accès à la totalité des données. Avec la création de ce fichier, ni le directeur (interlocuteur direct et accessible aux parents), ni les parents n’ont de contrôle sur l’utilisation qui peut être faite de ces données. A la Sécurité sociale, il faut l’autorisation d’un juge pour accéder à un dossier (qui de plus est intranet et non internet), là , si mes sources sont exactes, ce sera à l’appréciation de l’IEN.
    Savez-vous les utilisations frauduleuses qui sont parfois faites avec des fichiers d’état ? Celui des immatriculations a été fourni, moyennant finances, aux indrustries automobiles pour booster l’économie en permettant des publicités ciblées. Celui du STIC(fichier de police) a été vendu en partie par des personnes indélicates à des entreprises qui voulaient savoir si les personnes qu’ils désiraient employer ou qu’ils employaient déjà étaient dans ce fichier. Lorsque l’on sait que le rapport de la CNIL en 2006 déclarait que les fichiers STIC qui avaient été contrôlés contenaient 53% d’erreurs… Il y a peut-être matière à s’inquiéter de la mise en place d’un fichier concernant la totalité des enfants de France en âge d’être scolarisés, en école publique, privée, établissemnt spécialisé, en milieu hospitalier, à la maison par cours par correspondance ………
    D’autre part, allez donc voir l’espace junior de la CNIL, l’explication de la création de cet organisme aux enfants est magnifique ! Base Elèves va s’avérer être l’illustration des dangers que représente un tel fichier ( mais qu’une nouvelle loi permet de créer, puisque désormais l’état n’a plus besoin de l’aval de la CNIL pour créer ce genre de fichier).
    Pour rentrer un élève, il lui faut un identifiant qui se crée lors de son apparition dans ce fichier. Ce fichier va le suivre durant 15 ans. D’ici 15 ans, si les lois évoluent, personne ne peut garantir que les données seront effacées. D’ailleurs, l’on ne nous dit pas qu’elles seront effacées, mais qu’elles seront archivées pour études statistiques…
    Dans ce fichier, apparaîtrons les besoins particuliers de l’enfant, donc si l’enfant a besoin de l’aide d’un psychologue scolaire, d’un orthophoniste etc… le fait de ne pas le préciser dans le fichier empêchera l’intervention de ces personnes. Si les parents refusent de voir apparaître ce genre de données dans ces fichiers, ils devront trouver des solutions avec des intervenants privés, donc payants.
    Le livret individuel d’évaluation de l’élève sera greffé à Base Elèves, tout comme un logiciel lié à la loi de la prévention de la délinquance( Sources : bourde IA en réunion avec syndicat d’enseignants)ainsi que deux autres logiciels qui n’ont pas été dévoilés….. ce sera la surprise pour les mois à venir.
    Les autres arguments ne seront pas pour ce soir, mais il faut bien réfléchir, l’avenir de nos enfants est en jeu, dans 15 à 20 ans, il nous faudra répondre de l’utilisation qui aura pu être faite de ces données, non à openeyes, mais à nos enfants eux-mêmes.

  7. Quelques champs (effectivement très problématiques) ont été retirés de la base élèves suite à l’arrêté du 20 octobre 2008. Mais certains vont apparaitre ailleurs (dans le livret électronique de compétence, par ex.). Le tout est relié par un “identifiant national élève”, enregistré dans une base centralisée (la BNIE) conservée 35 ans. Des dizaines de données sortiront de l’école et deviendront la propriété de l’état, qui les utilisera pour “gérer” les êtres humains dès la petite enfance. Vous ne voulez pas être un numéro ? Vous serez un identifiant national élève, mis dans des cases : dangereux, inadapté, performant, utile, etc. Pour des informations plus détaillée : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/

  8. Du fichage, encore du fichage, mais nous savons très bien ce qu’il en est réellement, alors allons tous signés les pétitions pour éviter que nos enfants ne soient plus que de vulgaires numéros.

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