sept 242009
 

A l’occasion de l’Intel Developer Forum qui se tient actuellement à San Francisco, Intel a présenté sa nouvelle technologie de gravure en 22 nm. Encore une avancée dans le monde du CPU. On ne connait pas encore les performances de cette nouvelle technologie ; difficile à prédire sachant la complexité de configuration et d’optimisation électromagnétique d’un circuit imprimé avec une telle finesse!! Donc on ne peut encore rien dire sur la loi de Moore. A la conférence, on parle d’un gain de 30 à 40% seulement.

Cependant force est de constater qu’Intel continue encore à innover dans la même voie. Chapeau bas!:cool:

Quid de ARM? Pourtant bien à la mode en ce moment et prêt à attaquer le géant Intel. ARM prend des parts de marché et le succès des smartphones concurrence sérieusement le Néron du monde PC. Quid aussi de NVidia qui, avec sa technologie Cuda et ses processeurs graphiques, dépasse en performance de loin les CPU Intel? L’avenir est pourtant là à mon avis : architectures massivement parallèle s’appuyant sur des plates-formes à la ION.:arrow:

juil 092009
 

C’est l’histoire d’une société qui se met à commercialiser un produit qui risque de tuer sa propre  poule aux oeufs d’or !! :mrgreen: Ca arrive, et même aux plus grands comme Intel !

Lorsqu’Intel a sorti le CPU ATOM, l’objectif était de créer un nouveau type de PC moins puissant que d’habitude et beaucoup moins cher. AMD avait commencé avec le Geode, mais les performances étaient trop basses. Asus a réussi à transformer l’essai avec son EeePC 7 pouces. Gros risque pour Intel qui s’était créé des revenus récurrents en s’appuyant sur la croyance qu’un PC devait doubler en performances tous les 2-3 ans rendant ainsi 100% du parc obsolète au bout de 3 ans. La logique ATOM est très différente, puisqu’il s’agit de revenir dans le passé avec un processeur au moins 7 fois moins puissant qu’un processeur classique et de cibler un CPU à 30$. Mais du coup, Intel a du réagir car sinon les consommateurs ne comprendraient plus pourquoi il faut acheter un PC surpuissant tous les 3 ans :shock:.

Intel a donc créé le concept du netbook et a forcé les constructeurs à bien faire la différence entre un netbook et un notebook : un écran inférieur à 10.2 pouces, pas plus de 1GB de RAM et un HDD inférieur à 150Go. Spécifications complètement arbitraire de Intel :roll:. Actuellement, Samsung et Lenovo ont cru qu’ils pourraient faire comme ils avaient envie en produisant un netbook avec un écran plus grand que 11 pouces. Et bien Intel a décidé de les punir et de les faire payer le prix fort (autour de 60$ au lieu de 30$) :evil:. Si ce n’est pas un bel abus de position dominante, ça !

juin 172009
 

Le Crunchpad sera visible d’ici moins d’un mois d’après les initiateurs de l’idée. Cette idée n’est pas nouvelle, mais elle a le mérite d’être claire et bien ciblée sur le plan marketing, voir le cahier des charges.

L’idée n’est pas nouvelle car c’est un TabletPC minimaliste. Archos est en train de finaliser son modèle “9″ qui correspondra assez bien au cahier des charges. Cependant l’idée marketing du CrunchPad est d’avoir un terminal qui “ne fait que” du Web et du Skype . L’OS devient alors un concept optionnel. Se pose le problème du clavier . Pour moi, c’est requis pour surfer sur le Web ou faire du tchat texte, mais bon … on peut sacrifier cela car sinon ça devient un netbook et là rien de neuf à l’horizon.:cool: Sur ce principe quel est le prix de construction possible ?

Preview dun CrunchPad prototype

Preview d'un CrunchPad prototype

Michael Arrington l’un des fondateurs de l’idée Crunchpad indique que le prix souhaité est inférieur à 200$. Est-ce possible ?

Pour répondre à la question, la R&D de Mobigeeks a planché des heures nocturnes sur le sujet. La conclusion est la suivante:

- Support du Web: cela implique Firefox, mais aussi FlashPlayer V9 pour visualiser les vidéos Youtube.

- Support de Skype: cela implique le support d’un encodeur type VP6 de On2. Donc une machine assez puissante tout de même.

Le support des vidéos HD de Youtube et de DailyMotion est-il optionnel ? Moi je dirai non, mais laissons cela comme une option. Après des tests de netbooks du marché, on arrive au constat suivant:

- Un processeur ATOM N270 supporte correctement le Web et Skype, mais ne supporte pas les vidéos HD de DailyMotion. Ce n’est pas fluide du tout.:cry:

- Un processeur de puissance inférieure ne supporte pas le Web car les vidéos Youtube ne se lisent pas de façon fluide. Le Celeron du EeePC est plus que limite. Que doit-on penser alors des processeurs VIA-C7 ou AMD Geode…?:shock:

- L’ATOM N270 est tout juste pour Skype. Le CPU est à fond.

- 512Mo de RAM devrait être suffisant pour supporter le Web et Skype.

Peut-on alors cibler 200$ pour la construction? A priori oui, mais il faut un bon volume (probablement 500 000 ou 1 million d’unités!). Par contre, je ne pense pas qu’on puisse atteindre un prix de vente de 200$, même 200 Euros en Europe semble inatteignable. Il faudra attendre les tests sur le Tegra de nVidia et sur le dernier ARM Cortex-A8 ou A9 , pour savoir si on peut cibler des processeurs ayant une architecture moins coûteuse.

En conclusion, on peut se poser la question du gain réel si on limite la couverture fonctionnelle pour ne supporter que le Web et Skype. Il semble qu’actuellement on gagne seulement sur le prix de l’OS en prenant un Linux “minimal” qui inclut Firefox, FlashPlayer, un lecteur PDF et Skype. Est-ce tout?

Source: www.techcrunch.com

juin 122009
 

Quand smartphones et mini-PC convergeront ? Le Monde a publié un article intéressant hier soir. Intéressant mais un peu à côté de la plaque à mon goût :shock:. Pour l’analyser, il faut revenir un peu en arrière à la création du netbook en fin 2007 . A l’époque le contexte logistique et la baisse des coûts permettaient de construire des millions de mini-PCs avec un prix de vente inférieur à 400 Euros. Asus avait en effet un gros stock de processeurs Celeron qu’il devait écouler rapidement (d’ailleurs l’histoire se répète avec les stocks gigantesques d’Acer en ATOM et des stocks de processeurs VIA-C7 chez les constructeurs chinois, à suivre … ).

Ce qui est intéressant, c’est de comprendre pourquoi Asus a décidé de lancer un netbook alors que plusieurs tentatives précédentes avaient échoué. Un smartphone c’est bien mais 1) l’écran est trop petit pour naviguer sur Internet et 2), vu que plus de 80% des sites contiennent du Flash , les smartphones de 2007 étaient beaucoup trop limités. Rappelez vous le Nokia N810 avec son OS Maemo : très peu utilisable sur le Web :sad:. Pour naviguer sur Internet et profiter des Gmail, YahooMail, Facebook, MySpace, etc , il fallait avoir un écran de 7 pouces minimum avec une résolution de 800×600 et un processeur x86 pour exécuter correctement le moteur Flash (à voir aussi l’approche de nVidia sur TEGRA). Conclusion: Les netbooks précédant le EeePC avaient échoué, semble-t-il, car le contenu Web n’était pas encore assez attractif pour le grand-public et le coût de construction était trop élevé pour déclencher l’acte d’achat de la ménagère de moins de 50 ans. Maintenant tout le monde considère que le netbook a un segment spécifique et un usage bien défini (17% du marché notebook, ça s’explique…). Les caractéristiques d’un netbook sont maintenant stabilisées: écran 10 pouces, un clavier de plus de 80% de la taille standard, 1Go de RAM et un processeur de 1,5Ghz.

Un Smartphone ne peut pas avoir un écran confortable pour le Web (ce qui est requis pour un confort acceptable : 10 pouces et au moins 1024 pixels en largeur sans clavier virtuel). Imaginez-vous téléphoner avec un terminal ayant un écran 7 pouces :lol:!! Essayez un écran 5-6 pouces pour naviguer sur Internet sans clavier :???:!! … Alors pourquoi le netbook et le smartphone devraient-ils converger pour ne faire plus qu’un?! L’article de Le Monde ne tient pas compte des contraintes d’usage, il analyse uniquement les forces en présence et oublie alors complètement l’utilisateur (qui à mon sens est au cœur du débat :cry:). Ce n’est pas une convergence qu’on voit arriver mais plutôt une fragmentation : Smartbook de Qualcomm, SPIGA de Sagem, etc

L’analyse de Le Monde sur les OS me semble néanmoins pertinente. Cela fait 10 ans qu’on attend cela, mais Google et Linux vont peut-être y arriver. Les applications mobiles et les applications (mini-)PC vont converger pour être complètement interopérables et fournir des interfaces similaires. L’OS a clairement un coup à jouer comme l’a compris Google avec Android et Intel avec Moblin, mais le monde applicatif aussi et surtout. L’encart de l’article est intéressant. Regrettons tout de même que Le Monde n’ait pas mentionné des boîtes de l’Hexagone :shock::
- Streamezzo a été un pionnier sur le Rich Media mobile et est la seule société à fournir un SDK multi plate-forme (Symbian, Windows Mobile, Android, J2ME, DoJa, etc) très puissant pour les développeurs d’applications mobiles.
- Mandriva a créé une distribution Linux spéciale netbook qui est la seule à être en vente actuellement dans la grande-distribution européenne.

juin 082009
 

Malgré le risque de grippe A, le Computex a été cette année un bon cru. Certes on a pu voir comme à l’accoutumée :
- une bonne vingtaine de constructeurs chinois qui tentent de se faire une place dans le marché taïwanais du netbook (par ex: Malata, JCT, Gigatron et J&W),
- Intel omniprésent qui guide et dirige le marché PC en indiquant ce que doivent acheter les ODMs de Taïwan (ECS, MITAC, Compal, Quanta)
- une famille de constructeurs taïwanais qui suivent comme un seul homme le guide Intel (Intel : « Vous me prendrez bien un peu de ULV ? », ODM : « Pourquoi ? C’est cher ! », Intel : « Bah ! C’est ce que voudront vos clients bien sûr! »)

Mais l’intérêt était ailleurs. Intel attaque frontalement Microsoft en s’associant avec Google ! Le terrain de jeu sera l’OS avec 2 parfums : Moblin et Android. Les armes seront : les netbooks, les MIDs et les smartphones. L’approche est en 3 temps :

1- Intel rachète Wind River et prend alors un siège à l’organisation qui définit Android (Open Handset Alliance).

2- Intel ouvre les MIDs à Android Market afin de faire bénéficier sa plate-forme MID (reposant sur une plate-forme associant la puce Intel Moorestown et une version spéciale de Moblin OS) des bienfaits d’Android (source : A. Chandrasekher, senior VP chez Intel.

3- Enfin Intel fournit son OS optimisé pour les netbooks (Moblin) à la fondation Linux (LiMo) afin que la communauté Linux (dont les acteurs les plus actifs sont les constructeurs mentionnés précédemment puissent bénéficier des améliorations apportées par Intel)

Intel a peut-être besoin d’Android pour contrer Microsoft mais Android ne semble pas avoir besoin d’Intel. Si vous regardez de plus près, on voit qu’ECS (un des pionniers du netbook) a déjà préparé le terrain avec son netbook T800 incluant une plate-forme ARM OMAP3 3440 et un écran 8.1”.

Sachant que Windows 7 et Windows XP ne fonctionnent pas sous ARM et coûte le prix d’une plate-forme ARM complète (un bras quoi !) , le futur de Microsoft dans les netbooks et les MIDs va être difficile :
- Dès la rentrée, Microsoft devra faire face aux nouveaux netbooks (ARM ou pas d’ailleurs) qui auront la mauvaise idée de fleureter avec les 200 Euros (n’incluant pas Windows à ce prix là).
- Ensuite après noël, les premiers netbooks et smartphones Android seront dans votre grande surface favorite comme l’annoncent BenQ et d’autres constructeurs du Computex.

Va y avoir du sport !