Bien, bien, bien…
Etes-vous prêt à payer encore et encore ? Car c’est bien ce qui pend au nez de tous les automobilistes et autres usagers de la route.
En effet, alors qu’on parlait d’une application des décisions du comité interministériel sur la sécurité routière, au mois de Septembre, les préfets commencent (déjà) à supprimer les panneaux d’avertissement des radars fixes.
De plus il est clairement stipulé que « Les avertisseurs de radars, qui sont une incitation à enfreindre les règles en matière de limitation des vitesses, seront interdits. ».
C’est clair non ? Les avertisseurs de radars tels que Coyote et autres Wikandgo seront totalement interdits. Il ne sera plus possible des les acheter, de les vendre et encore moins de les utiliser.
Mais ils ne vont pas s’arrêter là puisqu’il est bien question de remettre aussi en cause l’utilisation des GPS nomades et des smartphones qui permettent l’utilisation de telles applications.
Les questions qui vont alors se poser sont de savoir comment ils vont pouvoir mettre en application un tel décret ? Comment des Officier de Police Judiciaire (OPJ) vont pouvoir contrôler les matériels embarqués inclus ou non des les voitures, qui ont tous ou presque des fonctionnement différents ? Quelles formations vont-ils avoir pour être sur de ne pas se tromper, et c’est un doux euphémisme, non ?
Il semble, toutefois, qu’une certaine tolérance sera appliquée pour les matériels déjà existant : « Les automobilistes ne seront pas contraints de vider le contenu des informations déjà intégrées dans leur GPS. Seulement on ne pourra plus faire de mise à jour. Avec des contenus qui ne seront plus réactualisés, ces outils d’information vont donc mourir de leur belle mort … ».
Bien sur, tous les internautes savent bien qu’il ne sera plus possible de mettre à jour les bases de données radars à partir de sites hébergés à l’étranger. D’ailleurs, dans un avenir proche, on ne devrait plus parler de Point d’Intérêt Radars, mais d’avertissement de zones à risque, ce qui n’est absolument pas interdit par la loi.
Quoi qu’il en soit, il y aura toujours une parade (légale) permettant de contourner une loi totalement hypocrite et qui n’a pour but que de faire rentrer de l’argent dans les casse de l’Etat.
Si le but principal avait réellement été la sécurité routière, ce dont je ne doute pas, pourquoi ne pas avoir mis le taux d’alcool autorisé à 0%, point ? Pourquoi retarder sans cesse la mise en place des taxes sur les poids lourds, toujours de plus en plus nombreux sur les routes ? Pourquoi ne pas mettre en place un ferroutage digne de ce nom pour tous les camions qui ne font que transiter par la France ? Pourquoi ne pas faire comme d’autres pays et mettre des péages à des prix vraiment prohibitifs pour tous les poids lourds qui pourraient éviter la route ?
On pourrait trouver encore beaucoup d’autres questions sur ce sujet, haut combien épineux, mais les réponses seraient toujours les même, non ?
D’ailleurs, aux dernières nouvelles, les fabricants d’avertisseurs de radars ont fait parvenir une lettre ouverte à François Fillon lui demandant de revenir sur certaines décisions comme l’application d’une contravention de cinquième classe (1500€ au maximum et 6 point de retrait sur le permis de conduire) pour toute personne détenant ou transportant un avertisseur de radars.
En effet, selon eux, les avertisseurs de radars “contribuent à assurer plus de sécurité sur les routes car ce sont de véritables assistants pour une conduite plus sûre” écrivent-ils dans une lettre ouverte (.pdf). “Ces appareils permettent de maîtriser sa vitesse grâce à l’affichage permanent de la limitation à respecter, d’être prévenu des zones à risques et des aléas de la route en temps réel“.
Que vaut-il mieux : avoir les yeux rivés sur son compteur de vitesse ou sur la route ?
Sources :
01Net
Numérama